En Marche Avant ! svp !

En marche vers (l')avant ?
En marche vers (l’)avant ?

Pourquoi différer les mises en application (1) du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu (2) du tiers payant généralisé pour les frais médicaux, initialement prévues pour la fin 2017; (3)  remettre en cause les 9 1/2 journées de temps scolaire hebdomadaire ?

Aucune urgence ne s’imposait, aucune évaluation nouvelle n’était donnée ni soumise à débat, après tant de réflexions et préparations parfois même laborieuses : est-ce de la bonne gouvernance ? Sommes-nous parfois  maintenant en marche… avant ou arrière, voire même tournons-nous en rond ?


Compléments d’information 

Sur ces corrections de cap, restons vigilants ! Restent bien sûr cette nécessité plus générale d’aider chacun à harmoniser au mieux vie professionnelle, familiale, scolaire, voire citoyenne; ce qui passe par des relations avec les services en phase avec les besoins et attentes des usagers.


Inévitablement coûteuses, ces remises en cause entretiennent aussi le doute sur la capacité des pouvoirs publics qui se succèdent à tenir échéances et objectifs qu’ils se fixent pourtant eux-mêmes. N’ont-elles pas déjà demandé beaucoup de discussions, d’efforts et de préparations pour les deux premières et de mise en œuvre pour la dernière ?

Elles sont aussi pénalisantes pour beaucoup. En particulier pour  :

  • ceux qui se découvrent imposables, imposés sur leurs revenus passés alors qu’ils se retrouvent au chômage ou confrontés à des charges nouvelles l’année où il faut payer l’impôt,
  • ceux qui, sans avoir droit à la CMU, hésitent à avancer le coût d’une visite médicale ou de soins,
  • ceux qui vont devoir réorganiser leur vie familiale et professionnelle, les temps péri-scolaires de leurs enfants, sans oublier les enfants eux-mêmes dont les apprentissages scolaires se retrouvent concentrés en trop peu de temps hebdomadaires.

Avec ces trois mesures, on peut d’ailleurs jouer au portrait robot du cumulard en handicaps sociaux : par ex. en 2017, une femme seule avec un enfant scolarisé, des revenus un peu au delà du minimum imposable, pour la rentrée 2017 pas de mode de garde ou de temps peri-scolaire adapté pour la matinée scolaire libérée par décision de la commune, et début 2018, une mauvaise chute du petit, voire une fin de CDD etc.

Discordance des temps !

A ce petit jeu chacun peut se livrer. Il permet surtout de souligner combien nos rapports individuel, collectif et social sont désordonnés, désynchronisés et confus par rapport aux temps et aux rythmes de nos vies. Ils sont finalement compliqués, difficiles à harmoniser pour tous, sauf les mieux lotis certes. Or :

  • Pourquoi ne pas payer nos contributions fiscales (comme sociales) au moment où nous en avons la ressource ?
  • Pourquoi différer le remboursement de soins qui nous est dû (et ne pas simplifier leur prise en charge sociale au passage) ? Le tiers-payant n’est-il pas déjà pratiqué en pharmacie ?
  • Pourquoi même ne pas optimiser le temps scolaire pour les plus jeunes et harmoniser au mieux vie familiale, sociale et professionnelle pour leurs parents ?

Petit zoom sur le cycle des temps de l’éducation nationale :

L’histoire récente des rythmes scolaires est d’ailleurs édifiante : il y a quelques années un ministre, Darcos (présidence Sarkozy), décide démagogiquement de réduire à 4 jours le temps scolaire hebdomadaire. La plupart des pédagogues s’en inquiètent, sans parler des réorganisations à opérer dans de nombreuses familles, avec plus de temps partiel… souvent assuré par les femmes pour l’occasion !

Plus près de nous, Peillon (présidence Hollande) décide d’une meilleure organisation pour les apprentissages sur au moins quatre jours et 1/2. De nombreuses mesures d’accompagnement sont mises en place, y compris pour le temps péri-scolaire décliné en diverses formules selon les communes et les territoires où sont associés structures d’accueil, centres sociaux, sociaux éducatifs et sportifs. Un éphémère ministre, Hamon (toujours présidence Hollande et pendant quelques mois) limite déjà la portée de la réforme.

Et aujourd’hui, Blanquer (présidence Macron), autorise de façon précipitée, le retour à la semaine de 4 jours, sous prétexte d’autonomie locale, brèche dans laquelle s’engouffrent un certain nombre de municipalités, qui ne mesurent guère la portée de leurs décisions pour beaucoup d’entre nous.

Ce yo-yo donne le tourni, n’est-ce pas ? Où est le progrès ? Où est la réaction ? Quels termes, quelles perspectives sont à chaque fois visés ?

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